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QUESTIONS FRÉQUENTES
 
AVANT LA DIÈTE:
 

Les contre-indications

Comme tout régime efficace, il y a forcément des contre-indications à connaître.

Les contre-indications ne sont pas relatives à l’utilisation des protéines dans notre régime. Pour rappel : il s’agit d’un régime d’épargne protéiné et non pas d’un régime hyperprotéiné. On ne prend pas plus de protéines que le corps n’en a besoin.

Ces contre-indications sont liées à la réduction importante des apports en glucides.

Les principales contre-indications

1. La première contre-indication est le vrai diabète de type I, le diabète insulinodépendant avec un pancréas qui n’est plus du tout fonctionnel. Dans ce cas, l’accumulation de corps cétoniques aboutit à l’acidocétose diabétique. Mais ce n’est pas le cas du diabète de type II où il existe encore une sécrétion d’insuline par le pancréas, qui est encore fonctionnel. Cette sécrétion d’insuline, en présence d’un peu de glucose, empêche la survenue d’une acidose pathologique.

2. L’insuffisance rénale sévère. Les reins qui ne fonctionnent plus ne peuvent plus jouer le rôle de régulateur de l’acidose métabolique. Ils ne permettent plus l’élimination des ions ammonium qui sont des bases et participent à la lutte contre l’acidose. Avoir mal au dos, dans la région des reins, ne signifie pas que les reins sont défectueux. L’insuffisance rénale est traduite par une élévation sanguine de la créatinine ou de l’urée et une baisse de la "clearance" de la créatinine. Seules des analyses de sang et d’urine permettent de déterminer une vraie insuffisance rénale. Avoir un seul rein ne constitue pas une contre-indication logique au régime. En cas de doute, demandez l’avis d’un médecin généraliste ou spécialiste.

3. L’insuffisance hépatique sévère est aussi une contre-indication à ce régime, car la cétose est un processus qui se passe au niveau du foie. Là encore, c’est la restriction de glucides qui est en cause et non l’utilisation d’une quantité adéquate de protéine. L’insuffisance hépatique sévère est traduite par une élévation importante des enzymes hépatiques, les transaminases.

4. Un accident cardiovasculaire ou cérébro-vasculaire récent (moins de six mois). Ce n’est pas ce régime précisément qui est contre indiqué, mais ce sont tous les régimes efficaces dont il est question. En dehors de la période initiale d’évolution, il faut absolument perdre du poids lorsqu’on a fait un accident cardiovasculaire ou cérébral : ce régime n’est pas contre-indiqué.

En cas de maladie grave

5. Eviter un régime trop restrictif et une perte de poids trop importante quand une maladie grave est en évolution tel un cancer, une maladie infectieuse grave, un syndrome de Cushing traité par corticoïdes, des troubles graves du rythme cardiaque, la porphyrie, 

 

Les effets indésirables

Les effets indésirables sont sans gravité dans l’immense majorité des cas. Ils ne nécessitent l’interruption du régime qu’ exceptionnellement. Mais autant les connaître.

1) La faim

En dehors des trois ou quatre premiers jours, elle ne doit pas persister. En brûlant ses graisses le corps libère des corps cétoniques dits « amphétamin-like », c’est-à-dire des coupe-faim naturels.

Si la sensation de faim persiste, elle peut être psychologique : ce n’est pas d’une tomate dont on a faim mais d’autre chose. Elle peut être due à un écart de régime portant sur des glucides qui coupent la cétose.

On peut aussi rajouter une dose ou un sachet de protéine supplémentaire.

2) La fatigue

Durant un régime d’épargne protéiné, la principale cause de fatigue est la baisse de tension artérielle : on parle d’hypotension orthostatique, conséquence d’une grande perte d’eau et de sel.

L’apport d’eau et de sel doit corriger cette fatigue.

Attention : on a tendance à confondre la baisse de tension et l’hypoglycémie. En principe, on ne doit pas faire de malaise hypoglycémique dans un régime bien suivi. L’hypoglycémie, paradoxalement, ne se rencontre qu’après des écarts de sucre qui augmentent brutalement l’insuline. Cela entraîne une hypoglycémie réactionnelle ou réflexe.

Au contraire, les personnes sujettes à l’hypoglycémie tireront un bénéfice de ce régime, puisqu’on régule l’insuline.

En cas de faiblesse ou de douleurs musculaires importantes, il faut rechercher un manque de potassium. C’est très important.

3) La constipation

La constipation est certainement l’effet indésirable le plus rencontré dans tous les régimes qui diminuent le bol alimentaire. Et pas seulement dans le régime protéiné.

Les personnes qui présentent déjà une tendance à la constipation sont les premières concernées. (Les personnes à partir d’un certain âge peuvent présenter aussi une diverticulose colique.) Dans ce cas, le régime risque d’accentuer la constipation.

Si ces personnes ont l’habitude de prendre un traitement médical pour la constipation, elles doivent reprendre ce traitement à condition qu’il ne contienne pas de sucre.

Sinon, on peut conseiller un traitement symptomatique.

La constipation, dans ce cas, n’est jamais liée à un transit ralenti, mais plutôt à des selles qui deviennent dures et déshydratées, difficiles à évacuer.

Le plus souvent un simple traitement local peut être efficace, tel un petit lavement ou des suppositoires à la glycérine.

Pour prévenir la constipation, l’ingestion des légumes autorisés et un apport hydrique suffisant sont essentiels. Bien que non dangereuse, la constipation peut devenir très inconfortable. Accompagnée de douleurs et de ballonnements abdominaux, il faut absolument surveiller le transit intestinal.

4) La diarrhée

Elle est très rarement liée au régime protéiné.

Lorsqu’elle est importante et persistante, on peut suspecter une déshydratation et une fuite du potassium. Mieux vaut arrêter le régime.

5) La frilosité

Elle est due à la baisse du métabolisme basal et à la diminution des couches adipeuses. Ce n’est pas grave.

6) Les crampes nocturnes

Elles surviennent chez des sujets prédisposés.

Il ne faut pas les confondre avec une faiblesse musculaire et des douleurs musculaires généralisées qui doivent évoquer une hypokaliémie, c’est-à-dire un manque de potassium, à corriger.

Pour les crampes nocturnes, il faut vérifier la prise des sels minéraux, magnésium, calcium et potassium.

Dans beaucoup de cas, un problème veineux des membres inférieurs est en cause. La prise d’un veinotonique peut alors être efficace.

7) Les modifications du cycle menstruel

Il est fréquent de constater, en début de régime, surtout chez la femme jeune, des irrégularités du cycle menstruel, voire parfois une aménorrhée passagère. Ces troubles sont liés à la diminution de la sécrétion oestrogénique des adipocytes.

Ces troubles du cycle mensuel sont toujours réversibles et ne sont pas graves.

8) La chute de cheveux

La chute de cheveux se manifeste rarement, et survient en général à la fin de la perte de poids.

Elle est toujours réversible.

Les causes exactes ne sont pas réellement connues ni démontrées.

Il y a trois raisons possibles :
  Une insuffisance d’apport en protéine durant le régime, ou l’utilisation d’une protéine de valeur biologique insuffisante.
  Une insuffisance d’apport en acides gras essentiels. Les hormones féminines sont des dérivées du cholestérol. Il faut garder un apport en acides gras essentiels durant le régime.
  Une modification transitoire du climat hormonal global car le tissu adipeux doit être considéré comme une véritable glande hormonale. Chez la femme, le tissu adipeux est considéré comme un troisième ovaire.

La chute de cheveux est toujours réversible.

9) Intolérance allergique

Comme toute préparation alimentaire, il peut exister d’une manière très exceptionnelle des réactions allergiques aux protéines ou à certains constituants.

Lorsque la réaction est trop importante, il faut arrêter le régime.

10) Les céphalées (maux de tête)

Il y a deux causes possibles :

1 - Les maux de tête qui se voient dans les premiers jours peuvent être liés à une intolérance momentanée à la cétose. Ils disparaissent spontanément.

2- Des céphalées persistantes doivent évoquer une déshydratation avec des chutes de sodium ou de potassium.

 
Combien de poids je peux espérer perdre en un mois ?

Cette question est systématiquement posée : c’est normal !

La réponse ne doit jamais être catégorique, comme : « Vous allez perdre 6 kg en un mois ». Car tout dépend du poids qu’il y a à perdre.

Une personne qui a 20 kilos à perdre, perdra d’avantage qu’une personne qui n’a que 5-6 kilos à perdre. C’est logique.

On peut situer la perte de poids par mois dans une fourchette entre 4 et 6 kilos.

Plus de 6 kilos pour certains hommes

Pendant le premier mois, les personnes qui ont une grosse surcharge pondérale, peuvent perdre d’avantage que 6 kg, surtout chez les hommes.

Pour les mois suivants, l’amaigrissement devient moins spectaculaire qu’au début. La perte de poids se fait souvent par paliers avec des périodes de stagnation, surtout chez les femmes en raison de leur cycle menstruel.

La perte de poids souvent spectaculaire des premiers jours de régime ne doit pas vous effrayer : elle correspond à une élimination importante d’eau. On appelle cela une diurèse osmotique.

En effet, 1g de glycogène retient 3g d’eau, le glycogène est la forme de stockage du sucre dans notre corps. Et la diminution de ce stock de glycogène, entraîne une élimination importante d’eau.

Ne pas se focaliser

Reste qu’il ne faut pas se focaliser seulement sur la perte de poids : j’ai vu des personnes très déçues parce qu’elles n’ont perdues « que 4 kg » en un mois, alors qu’on leur avait annoncé d’avantage.

A l’inverse, j’ai vu aussi des personnes qui étaient effrayées parce qu’elles avaient perdues 4 Kg en un mois et qu’elles trouvaient la perte pondérale trop rapide ou trop brutale.

On dit souvent que plus vite on perdra son poids, plus vite on le reprendra : c’est totalement faux !
 

Est-ce que les protéines font maigrir ?

Maigrir grâce à la protéine ?

Non, la protéine ne fait pas maigrir : c’est un aliment et non pas un principe actif.

Aucun aliment ne fait maigrir. Mais, contrairement aux glucides, la protéine a un pouvoir satiétant certain : elle réduit d’avantage la faim que les glucides, sans pour autant entraîner une prise de poids.

Une étude scientifique récente a démontré que l’ingestion de protéine entraîne une sécrétion de glucose au niveau de la muqueuse intestinale. Cette sécrétion de glucose réduit l’envie de sucre du cerveau.

Les protéines plus coûteuses que les glucides

Indirectement un régime carencé en protéines favoriserait donc l’envie de sucre, et par conséquent...la prise de poids. Quand on fait le marché, on se rend compte que les protéines (la viande et le poisson) coûtent plus chères que les glucides (les pâtes, les pommes de terre, les féculents ou le pain).

Dans les pays riches, l’obésité touche davantage les couches sociales défavorisées que les couches socialement aisées.
 
 

"Je veux maigrir, mais surtout ne pas reprendre après !"

Maigrir et avoir peur de reprendre : j’ai entendu cette réflexion des milliers de fois. Personne n’a envie de maigrir pour regrossir aussitôt. Personne n’a envie de passer son temps à faire le yoyo.

Chaque kilo raconte une histoire

C’est logique, mais cela ne dépend pas seulement du régime : cela dépend surtout de soi-même et de ce qui se passera dans sa vie.

Chaque kilo raconte une histoire et on prend du poids souvent dans les périodes de déplaisir, plus que dans les périodes de plaisir.

Une histoire hormonale

Il y a aussi l’histoire hormonale de chacun. Cela dépend surtout de sa détermination à changer ses mauvaises habitudes et son comportement alimentaire. La stabilisation du poids après un régime n’est ni un dû ni un acquis. C’est une prise de conscience des raisons qui nous ont poussé à grossir. C’est un travail quotidien. Dans ce travail, il ne faut pas oublier la notion de plaisir : dans la vie, il n’existe aucun équilibre durable sans plaisir.
 
 

"Votre régime n’est-il pas complètement déséquilibré ?"

Equilibré notre régime ?

Effectivement, sous un certain angle, il est déséquilibré.

C’est pour cette raison que cela marche et que l’on maigrit.

Un équilibre est synonyme que les choses ne bougent pas.

Les risques d’un régime carencé

Mais qu’est-ce qu’un régime équilibré ?

C’est manger un peu de tout mais en petites quantités. On parle de régime hypocalorique, équilibré.

Je ne suis pas d’accord avec cette notion d’équilibre : si vous mangez de tout mais en faibles quantités, vous aurez en effet, un peu de tout. Mais en réalité il vous manquera surtout... un peu de tout.

Je n’appelle pas cela un régime équilibré, mais plutôt un régime globalement carencé. C’est l’histoire du verre à moitié vide ou du verre à moitié plein.

Si je coupe tous mes aliments en deux, par exemple, je vais avoir moins de calories : je vais perdre un peu de graisse. Mais je vais perdre aussi du muscle. Malheureusement, j’ai coupé en deux dans le même temps toutes mes vitamines, mes sels minéraux et mes oligoéléments ! Est-ce un vrai équilibre ? Est-ce le but recherché dans une perte de poids ?
 
PENDANT LA DIÈTE:

Boissons alcoolisées et perte de poids

Les boissons alcoolisées et l’amaigrissement sont radicalement opposés.

L’alcool provient de la fermentation du sucre, et les boissons alcoolisées contiennent du sucre en plus ou moins grande quantité. On peut les classer en fonction de leur indice glycémique.

Le sucre « ultra puissant » de la bière

La bière est sans aucun doute la boisson alcoolisée qui possède l’indice glycémique le plus élevé en raison de sa teneur en maltose, un sucre rapide « ultra puissant », le pire de tous ! L’indice glycémique du maltose (constitué de deux molécules de glucose), est de 110. L’indice glycémique du glucose est de 100. C’est bien à cause de son sucre et non de son taux d’alcool, que la bière est la seule boisson qu’on arrive à boire en très grande quantité et sans soif !

En plus de cette relation au sucre, il y a aussi une autre notion très gênante : les « calories vides » de l’alcool. On ingurgite ainsi des calories : des calories qui ne sont pas utilisables par le corps. Elles ne peuvent pas être transformées en énergie mécanique. On ne boit pas un litre de vin rouge pour courir le marathon !

Résultat : les calories de l’alcool se transforment facilement en graisse, qui se stocke surtout au niveau du ventre.

La cétose est-elle dangereuse ?

Les corps cétoniques provenant de l’oxydation des acides gras sont pour la plupart des acides.

Leur accumulation dans le corps peut, en théorie, entraîner une acidose qui peut devenir nocive pour l’organisme.

Heureusement, notre organisme a prévu ce cas de figure : en cas de restriction prolongée de glucide, le corps adapte de nouveau son métabolisme :

1. Le cerveau devient capable d’utiliser ces corps cétoniques, grâce à une adaptation enzymatique. Ces corps cétoniques peuvent assurer jusqu’à 80% des besoins énergétiques du cerveau. Ces corps cétoniques sont dits "amphétamin-like", et se comportent comme des coupe-faim naturels, ce qui explique l’absence de faim au cours du régime.

2. Contrairement à ce qui passe chez le diabétique de Type I, c’est-à-dire insulinodépendant, la cétose du régime protéiné ne dégénère pas en acidocétose pathologique. Grâce à l’insuline qui est ici présente (car le pancréas est encore fonctionnel), il y a un phénomène de régulation ou de "feed-back" qui empêche l’accumulation des corps cétoniques dans le corps.

3. Les reins jouent aussi un rôle de régulateur. L’accumulation des corps cétoniques déclenche un processus appelé la néoglucogenèse rénale : elle s’effectue principalement à partir de la glutamine provenant de catabolisme musculaire et des protéines ingérées. Le processus entraîne une élimination d’ions ammonium NH4+ et participe donc à la lutte contre l’acidose.

Des mécanismes de régulation du corps

En l’absence de diabète de type I (insulinodépendant vrai) et d’insuffisance rénale ou hépatique sévère, la cétose qui survient lors d’un régime d’épargne protéiné n’est pas dangereuse : notre corps a prévu des mécanismes de régulation adéquats.

Ces mécanismes sont connus depuis longtemps. Ils sont malheureusement méconnus par de nombreuses personnes et notamment des médecins. Par ignorance, ils condamnent trop facilement le régime d’épargne protéiné.

Le sport aide t-il à perdre du poids ?

L’exercice physique est essentiel dans la régulation du poids.

Je suis médecin du sport et il est évident que je ne vous dirai jamais le contraire.

Halte aux glandes paresseuses

Je pense qu’un corps paresseux entraîne des glandes paresseuses, et des glandes paresseuses entraînent souvent une prise de poids.

Si l’inactivité favorise la prise de poids, on ne peut pas affirmer que le sport fasse maigrir. En effet, un kilo de graisse, c’est 9000 kilocalories, et que pour perdre un kilo de graisse, il faut courir deux marathons d’affilée !

Je préconise l’activité physique pour maintenir son poids dans la phase de stabilisation. Mais je ne considère pas le sport comme un préalable nécessaire ou obligatoire pour commencer un régime.

Pour réussir un régime, il faut être accompagné

Maigrir et stabiliser : ce sont deux projets différents, deux contrats distincts. La notion de contrat est essentielle : pour une obligation de résultat, il faut qu’il y ait un contrat. Pour qu’il y ait un contrat, il faut être deux parties, vous et moi (ou votre coach). Tout seul, il n’y a pas de contrat.

Il y a beaucoup de choses dans la vie que je ne ferais pas, si je ne devais rendre de compte à personne. Par exemple, me lever tous les matins à la même heure, me laver, me raser, mettre une chemise propre et repassée… Tout seul sur une île déserte, je ne me sentirais pas obligé de faire tout cela.

Pour manger, je n’ai de compte à rendre à personne. Que je mange debout ou assis, rapidement ou lentement, devant le téléviseur ou devant le frigidaire, personne ne me demandera quoi que ce soit. Sans compte à rendre, je n’ai pas de repère pour me situer.

La seule personne qui soit en mesure de vous demander quelque chose, c’est moi (ou votre coach) : car c’est vous qui m’aurez choisi dans ce rôle.
 

Les produits laitiers et le régime.

On peut nourrir un bébé exclusivement avec du lait : c’est un aliment complet qui contient des protéines, des lipides mais aussi des glucides.

A limiter pour un régime pauvre en glucides

Le sucre du lait s’appelle le lactose : il est formé par l’union d’une molécule de galactose à une molécule de glucose. Pour un régime pauvre en glucides, la consommation de produits laitiers doit être très restreinte. Ou mieux encore, supprimée.

Lait écrémé ou yogourt à 0% ? Cela signifie qu’on a enlevé des matières grasses mais la composition en sucre est identique aux laits ou aux yaourts entiers.
 
Le fromage fait également partit de cette catégorie. 
 

Peut-on prendre des édulcorants pendant le régime ?

L’idéal serait de pouvoir se passer de sucre, et se déshabituer du goût sucré.

Mais les édulcorants comme l’aspartam, le sucralose, le stevia, sorbitol, xylitol ou le mannitol sont permis pendant la phase d’amaigrissement : ils n’entraînent pas de sécrétion d’insuline, et ne s’opposent pas à la perte de poids.

Ils n’empêchent pas la survenue de la cétose. C’est une remarque relative aux régimes amaigrissants, mais non une réflexion générale sur l’innocuité ou le bien-fondé de ces édulcorants : nous n’avons pas encore de recul suffisant sur ces derniers. Les édulcorants sont sans danger dans le cadre d’un régime, pour un usage limité dans le temps. Mais on ne peut rien affirmer pour une consommation en grande quantité et prolongée de ces produits.

Excès d’édulcorants à éviter

Un excès d’édulcorants entraîne des troubles digestifs tels que ballonnements, flatulences, douleurs abdominales et maux de ventre. Certains édulcorants comme les polyols sont des sucres d’alcool. Ils occasionnent des caries dentaires, comme tous les sucres, et ne sont pas dépourvus de calories.
 
 
Le café ou thé compte t-il  pour la quantité d'eau de notre journée? 
 
non, il faut boire au moins 2 litres d'eau par jour. 
Il serait mieux de boire 2 ou 3 cafés par jour tout au plus.  Préférez le thé vert au thé ordinaire car il contient des antioxidants.
 
Peut-on manger une proteine supplémentaire si on a faim? 
 
OUI, surtout les trois premières journées de la diète. Cependant, optez pour une protéine dans la catégorie non-restreinte.
 
Pourquoi doit-on saler plus pendant le régime?
 
Normalement, on conseille de ne pas trop saler les aliments. Il faut saler d’avantage durant le régime. Car on perd également beaucoup d’eau pendant la perte de poids. Tous les liquides perdus sont salés : la sueur, les urines, les larmes, par exemple. Il y a du sel dans les aliments habituels : dans le pain, le fromage, la charcuterie, par exemple. On rajoute aussi du sel dans les pâtes, le riz et la purée de pomme de terre. Or tous ces aliments sont à éviter pendant le régime.

Risque de se déshydrater

Du coup, d’un côté on perd de l’eau et du sel et de l’autre côté, il n’y a plus d’apport de sel par certains aliments : on risque de se déshydrater et de faire des chutes de tension artérielle. Elles sont la cause principale de fatigue dans un tel régime. Ce raisonnement n’est pas valable pour les personnes qui font de l’hypertension artérielle.

Normalement, il est conseillé de manger des fruits. Dans un régime, on supprime provisoirement les fruits, non pas parce qu’ils font grossir. Mais parce qu’ils empêchent ou freinent considérablement la perte de poids.

Faut-il croquer une pomme quand on a faim ?

On conseille souvent de croquer une pomme quand on a faim. mais pourquoi ? Pour ne pas prendre du poids. Si tel est votre objectif, alors je suis d’accord à 100%. Si votre objectif est de perdre du poids, cette proposition n’est plus valable. Une pomme ne fait pas grossir, tout le monde le sait : mais une pomme peut empêcher de maigrir, car c’est un apport de sucre.
 
Normalement, il est conseillé de manger des fruits. Dans un régime, on supprime provisoirement les fruits, non pas parce qu’ils font grossir. Mais parce qu’ils empêchent ou freinent considérablement la perte de poids.
 




  
APRÈS LA DIÈTE: 
 

"Je veux maigrir, mais surtout ne pas reprendre après !"

Maigrir et avoir peur de reprendre : j’ai entendu cette réflexion des milliers de fois. Personne n’a envie de maigrir pour regrossir aussitôt. Personne n’a envie de passer son temps à faire le yoyo.

Chaque kilo raconte une histoire

C’est logique, mais cela ne dépend pas seulement du régime : cela dépend surtout de soi-même et de ce qui se passera dans sa vie.

Chaque kilo raconte une histoire et on prend du poids souvent dans les périodes de déplaisir, plus que dans les périodes de plaisir.

Une histoire hormonale

Il y a aussi l’histoire hormonale de chacun. Cela dépend surtout de sa détermination à changer ses mauvaises habitudes et son comportement alimentaire. La stabilisation du poids après un régime n’est ni un dû ni un acquis. C’est une prise de conscience des raisons qui nous ont poussé à grossir. C’est un travail quotidien. Dans ce travail, il ne faut pas oublier la notion de plaisir : dans la vie, il n’existe aucun équilibre durable sans plaisir.

"Pourquoi maigrir c’est facile, stabiliser c’est beaucoup plus difficile"

Stabiliser, plus difficile que maigrir.

C’est une réflexion très fréquente qui paraît à priori logique. Elle est en fait complètement paradoxale : elle revient à affirmer exactement la chose suivante : « Se priver, c’est facile, mais manger normalement et équilibré, c’est beaucoup plus difficile ».

Un régime comporte un début et une fin. Pendant cet intervalle, on accepte facilement de faire un effort pour un résultat à la fois rapide et immédiatement visible. C’est donc un travail gratifiant, car on a l’impression d’agir et d’être actif.

Pas de fin pour la phase de maintien

Pour la phase de maintien, il y a un début mais pas de fin : c’est la 1ère difficulté. Dans cette phase, on doit faire un effort au quotidien pour justement ne pas bouger de poids. On a l’impression de subir cette phase, et d’être passif et non plus d’être actif. C’est donc un travail plus ingrat.

Vous me confiez un travail, je m’efforce de le faire, mais je n’y arrive pas. Je pourrai alors vous dire que le travail que vous m’avez confié est difficile. Si vous me confiez ce même travail, et que je ne me donne pas la peine de le faire, alors dans ce cas, je ne pourrai rien vous dire

 

Régime trop strict et troubles du comportement alimentaire

Un régime trop strict risque-t-il de créer par réaction des troubles du comportement alimentaire comme les compulsions, la boulimie ou l’anorexie ?

La réponse est évidemment non. Si un trouble du comportement alimentaire survient après un régime, c’est parce que ce trouble existait déjà avant le régime : le régime n’a ni la vocation, ni la mission, de résoudre les problèmes de comportement alimentaire.

Nécessaire travail sur soi

Un désordre alimentaire reflète bien souvent un désordre dans la vie qu’il faut chercher à comprendre en allant au fond du problème. Pour cela, il faut faire un travail sur soi. Et si nécessaire se faire aider par un thérapeute compétent.

 
 
***La majorité des textes ci-haut ont été tirés du site web du Dr. Tran : www.trantiendiet.com
 
 


 
 
 
 
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